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Embrasez vous

24 août 2011

Exposition collective "Embrasez vous" dans l'Eglise des Frères Prêcheurs du samedi 17 septembre au samedi 15 octobre 2011.

     
       La contemplation du feu est toujours une observation hypnotisée. Les coudes aux genoux et la tête dans les mains, on s'imprègne de sa puissance d'irradiation positive et apaisante. Cette attitude vient de loin. L'enfant, près du feu, la prend naturellement. Où l'oeil ne voit pas, où la main n'entre pas, la chaleur s'insinue et permet cette communication intérieure.

      Cette séduction première pour le feu est si définitive qu'elle nous ramène toujours à ces rêveries primitives, à ces images aux longues racines, en dépit des succès de la pensée élaborée.
Le feu entremêle les deux valorisations contraires : le bien et le mal. Il brille au paradis et brûle en enfer. Il est douceur et torture. Dans nos rêveries autour du feu l'amour et la mort sont unis, dans un même abandon.

       Le feu c'est n'anéantissement, la disparition instantanée.
Mais c'est aussi le feu de joie, qui apporte puissance et santé. Il donne une force intime et quasi invicible à celui qui le vit.

       Notre attirance soutenue pour telle et telle oeuvre a peu à voir avec la réflexion. Elle est d'ordre plus spontanément perceptive, voire intuitive, de sorte que c'est moins nous qui la choisissons qu'elle qui nous incite à la fixer.

       Bien au delà de nos préjugés, certains symboles, certaines matières, couleurs ou formes s'imposent à nous, sans que l'on sache vraiment pourquoi et comment.

       Dans ce monde fortement virtuel, ces expositions sont l'occasion pour Originart de privilégier le besoin de sentir sur celui de voir.

       Nous remercions pour leur soutien renouvelé le service culturel de la Mairie d'Arles, le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que le Conseil Général des Bouches-du-Rhône.

       Rendons à Bachelard ce qui inspire puissamment Originart  : "Les quatre éléments, en tant qu'expériences vécues et non en tant que concepts intellectuels, sont de puissants vecteurs pour l'imaginaire". Gaston Bachelard