Les expos

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Exposition collective avec Batalla, Abol Beytoei, Gérard Cambon, Antoine Capitani, Pierre Della Giustina, Stéphane Dubois, Mélanie Duchaussoy, Jeanne Gérardin, Paco Gomez, Philippe Hamant, Michel Houssin, Will Menter, Rosner, Odon, RJ Sevellec, Jacques Soum, Georges Stolf, J M Vincent, Wohlfahrt.

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Carrément Ronde

Du Sud au Nord, de l’Ouest à l’Est, aucune culture, aucune civilisation n’a échappé à la nécessité, quasi hypnotique, de rendre perceptible cette idée, largement partagée, d’assimiler l’univers qui nous entoure à une immense matrice, fontaine de vie et éternellement parturiente.
Ce sentiment de continuité, de cycle, de cosmos féminisé se représente symboliquement et naturellement aux quatre coins du globe sous forme de cercle. On le retrouve partout, du Japon zen aux bas-reliefs aztèques, de Babylone aux vitraux gothiques, de l’architecture des mosquées aux mandalas tibétains, de Stonehenge à Aléchinsky, des temples d’Angkor à Wölfli, du Taj-Mahal aux dessins/médecine des chamanes indiens, des pièges à rêves inuits aux peintures aborigènes…
À cette idée qui tourne à l’évidence en rond, s’associe implicitement celle de la nécessaire complémentarité des opposés, de l’union des contraires : le vide et le plein, le chaos et l’ordre, l’un et le tout, l’intérieur et l’extérieur, le féminin et le masculin.
Notre projet est donc de présenter des œuvres qui sont autant de prétextes, choisis par les artistes, pour nous faire toucher du doigt cette expérience.
Elles ont en commun de vouloir revaloriser, de façon contemporaine et païenne, ce symbole millénaire et universel qu’est le cercle associé au carré et leur union féconde.
Cette quadrature du cercle, dont les quatre éléments (eau, terre, air, feu) sont les points cardinaux, est pourvoyeuse de sens – tant individuellement que collectivement – et convoyeuse de fonds… commun.
Parallèlement à cette thématique, Originart invite également d’autres dessinateurs, graveurs, sculpteurs, peintres à présenter leur univers singulier au sein de cette impressionnante église des Frères-Prêcheurs.

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Exposition collective « Embrasez vous » dans l’Eglise des Frères Prêcheurs du samedi 17 septembre au samedi 15 octobre 2011.

Gérard Cambon, Pierre Chamoux, Mélanie Duchaussoy, Jeanne Girardin, Alain Guichardot, Joël Lorand, Stéphane Merel, Pierre Manent, Vincent Misser, Luc Muratet, Gérard Nicollet, Pierre Pellizon, Eduardo Relero, Stéphanie Rolland, Bertrand Secret, Xavier Spatafora, Anonymes.

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Embrasez vous

La contemplation du feu est toujours une observation hypnotisée. Les coudes aux genoux et la tête dans les mains, on s’imprègne de sa puissance d’irradiation positive et apaisante. Cette attitude vient de loin. L’enfant, près du feu, la prend naturellement. Où l’oeil ne voit pas, où la main n’entre pas, la chaleur s’insinue et permet cette communication intérieure.
Cette séduction première pour le feu est si définitive qu’elle nous ramène toujours à ces rêveries primitives, à ces images aux longues racines, en dépit des succès de la pensée élaborée. 
Le feu entremêle les deux valorisations contraires : le bien et le mal. Il brille au paradis et brûle en enfer. Il est douceur et torture. Dans nos rêveries autour du feu l’amour et la mort sont unis, dans un même abandon.
Le feu c’est n’anéantissement, la disparition instantanée. 
Mais c’est aussi le feu de joie, qui apporte puissance et santé. Il donne une force intime et quasi invicible à celui qui le vit.
Notre attirance soutenue pour telle et telle oeuvre a peu à voir avec la réflexion. Elle est d’ordre plus spontanément perceptive, voire intuitive, de sorte que c’est moins nous qui la choisissons qu’elle qui nous incite à la fixer.
Bien au delà de nos préjugés, certains symboles, certaines matières, couleurs ou formes s’imposent à nous, sans que l’on sache vraiment pourquoi et comment.
Dans ce monde fortement virtuel, ces expositions sont l’occasion pour Originart de privilégier le besoin de sentir sur celui de voir.
Nous remercions pour leur soutien renouvelé le service culturel de la Mairie d’Arles, le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi que le Conseil Général des Bouches-du-Rhône.
Rendons à Bachelard ce qui inspire puissamment Originart  : « Les quatre éléments, en tant qu’expériences vécues et non en tant que concepts intellectuels, sont de puissants vecteurs pour l’imaginaire ». 

Gaston Bachelard

Affiche Air de Riens

Exposition collective L’Air de Riens du samedi 19 septembre au samedi 17 octobre 2009 dans l’Eglise des Frères Prêcheurs en Arles.

Isabelle Asmussen, Stéphane Carbonne, Bruno Chomel, Alexandra Duprez, Tanguy Flot, Louise Giamari, Sabrina Grüss, Alain Guichardot, Philippe Hamant, Philippe Jobard, Frédéric Klein, Christian Marini, Will Menter, Jean-Raymond Meunier, Jean-Pierre Nadau, Gérard Nicollet, Pierre Pellizon, Sophie Rocco, Béata Rosko, Claude Routier, Georges Stolf, Jean-Michel Vincent.

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L’Air de Riens

Après les évocations précédentes de l’Eau et de la Terre lors des expositions Entrée en matières en 2005 et ElémenTerre en 2007, Originart poursuit son exploration et prend de la hauteur, toujours dans le cadre privilégié de l’Eglise des Frères Prêcheurs.
Ainsi, dans le règne de l’imagination, disparaître dans un horizon lointain, voler sans entrave, s’associer à l’infini : tel est le destin humain qui prend son origine dans le symbole de l’Air. C’est l’élément rêvé pour nous libérer de notre attachement à la matière, l’anti-matière de notre liberté.
L’air et le ciel deviennent l’écran de nos projections imaginaires où coexistent les dieux, les fées, les anges, les ovnis, les tapis volants, Superman et autre Icare….
C’est par nécessité vitale, comme une conquête sur le néant, que l’on prend part à cette ascension imaginaire vers ces hauteurs fraîches et silencieuses.
Conscient du fait que sous peine de mourir, toute culture cherche d’instinct à se régénérer, à se métamorphoser en s’enrichissant d’autres apports, pour exprimer finalement toujours la même vie profonde et simple, Originart vous propose cette nouvelle exposition collective : L’Air de Riens.
Du reste, des riens l’art se régale … C’est ainsi que certains des artistes présentés s’approprient ces déchets, ces choses laissées à la déliquescence, pour en transformer leur destinée et les intégrer à leurs travaux. Ces riens souillés, jetés, atrophiés s’offrent à profusion. Matière première, compromis entre la construction et le désastre, ils font converger le primitif et le sacré, ils convoquent les nostalgies.
Cette substance même des choses, révélée à nous par nos mains, délivre ses puissances oniriques de telle façon, finalement, que le monde rêve en nous.
Ce besoin de renommer les choses anime notre volonté de présenter des points de vue différents, de faire entendre des voix nouvelles, permettant ainsi de faire se côtoyer dessinateurs, graveurs, laqueurs, sculpteurs, peintres. En complément de l’exposition, différentes soirées seront proposées : présentation d’une (re)création littéraire et musicale autour de la transe et de l’invention sonore, performances, contes, atelier d’écriture…
En parallèle à l’exposition, deux ateliers de sculpture animés par un artiste à partir de bois flottés se tiendront  à l’Ecole maternelle Daudet de Raphèle-les-Arles ainsi qu’à l’Institut Médico Professionnel  Les Abeilles en Arles. Ce travail sera présenté dans l’Eglise des Frères Prêcheurs en même temps que les œuvres des artistes invités.
Notre but étant, pour le jour où les machines auront à la fois perdu énergie et mode d’emploi… qu’une peinture puisse encore, dans sa matérialité énigmatique, sa vulnérabilité, sa poésie, accueillir un œil existant à l’état sauvage.*
* Pierre Alechinski

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Exposition collective ElémenTerre du 19 septembre au 20 octobre 2007 dans l’Eglise des Frères Prêcheurs en Arles
Œuvres d’Albion, Alain Pélaprat, Denis Leenhardt, Aconcha, Alice Anglade, Michel Boudin, Rebecca Campeau, Maya Castejon, Roland de Livry, Jacqueline Desanti, Jeanne Disdero-Rey, Paco Gomez, Philippe Hamant, Paulette Hernandez, Danielle Jacqui, Bernadette Nel, Gérard Nicollet, Pierre Pellizon, Sarah Mireille Perret, Georges Stolf, Ange Terramorsi.

ÉlémenTerre

Si, depuis que l’art existe, les hommes ont utilisé le monde extérieur pour s’exprimer, c’est qu’à l’origine ils ne s’en jugeaient pas séparés, qu’ils ne le distinguaient pas de leur monde intérieur, q’ils reconnaissaient son visage comme leur propre visage. En face de lui, ils ne se sentaient ni maîtres, ni esclaves, ni parent, ni étrangers : ils étaient lui. Indissolublement mêlés.
Cet élémentaire vers quoi nous tendons obscurément c’est, comme la Terre même, le résumé d’innombrables couches de matériaux vivants. La vraie sensibilité commence lorsque l’artiste découvre que les remous de l’arbre et l’écorce de l’eau sont parents, jumeaux les pierres et son visage, et que le monde se contractant ainsi peu à peu, il voit se dessiner les grands signes primordiaux qui sont à la fois sa vérité et celle de l’univers.
Quand la société néglige ses origines, quand le magma humain sommeille dans les profondeurs bloquées, il y a des éruptions d’art qui creusent des puits dans la surface des choses où s’engloutissent les certitudes et disparaissent les faux-semblants.
L’art sert de nourriture crue aux faims essentielles, celles qui donnent envie de mordre dans la chair de l’univers.
Il dit la faille voilée qui sépare l’homme de la nature, mais donne à chacun ses ancres, ses fenêtres ou ses ponts.
Il nous révèle les origines illogiques de notre logique, les origines humaines de valeurs que nous tenons pour éternelles et sacrées.
Dans le simple, le bâtard, le mêlé, le mélangé, il montre l’essentiellement impur. D’où notre attachement à vouloir privilégier la substance tangible, à nous faire toucher du doigt cette matière riche des sensations qu’elle provoque en nous.
Après avoir choisi l’Eau comme élément premier lors de la précédente exposition, la Terre, socle, et l’Arbre, symbole de l’enracinement dans la matière, s’imposent à nous pour l’édition de cette biennale 2007.
Autour des symboliques de l’Arbre, l’Ecole Louis Pergaud de Raphèle-les-Arles participera en compagnie de deux artistes à un travail de création présenté pendant l’exposition.

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Exposition collective Entrée en matières  du 1er au 30 octobre 2005 dans l’Eglise des Frères Prêcheurs en Arles.
Œuvres de Christophe, Olivier Buser, Stéphane Carbone, Pierre Della Giustina, Stéphane Dubois, Philippe Hamant, Bettina K., Luc Muratet, Bernard Le Nen, Gérard Nicollet, Jean-Gilles Quenum, Jean-François Rieu, Nicolas Rudler.

Entrée en Matières

L’utilisation de la matière dans la création artistique actuelle privilégie une lecture « du bout des doigts », tactile, à une lecture optique, classique.
Cette réalité initiatque qu’est la matière est connue de nos mains bien avant que la vue ne la nomme. Elle est l’objet de nos premières expériences, de nos premiers sentiments : esprit et matière mano a mano dans le bain « originel ».
Les racines de la création se nourrissent de l’obscurité et de la profondeur de cette matière. L’imaginaire ne puise pas uniquement dans les formes et les couleurs ; il a d’abord besoin d’une présence plus proche, plus enveloppante, plus charnelle.
Et c’est parce que d’innombrables choses se situent au-delà des limites de l’entendement humain que nous utilisons constamment des matières, des formes, des couleurs de façon symbolique pour représenter des idées que nous ne pouvons ni définir ni comprendre pleinement. Cette représentation symbolique a quelque chose de plus que son sens immédiat et évident. Elle nous fait vivre une relation intime à la nature. Cette forme de création cherche à retrouver ses racines populaires, à reprendre contact avec la terre, l’humanité, l’incarnation physique des choses.
Ces « matières premières » de l’imaginaire sont souvent associées aux quatre éléments fondamentaux que sont l’eau, la terre, l’air et le feu.
Dans cet esprit, Originart propose une série d’expositions, dont la première édition « Entrée en matières », accueillera treize artistes venus d’horizons géographiques et d’univers graphiques différents.
Pour cette exposition, certains des artistes présenteront un choix d’oeuvres autour du thème de l’Eau, si sensible aux arlésiens, dans le choeur et la nef de l’église des Frères Prêcheurs. Dans l’espace de cette thématique, chaque créateur abordera son expérience de la profondeur, de l’infini, du bain originel, de la pureté, de la fluidité, de la violence, de la dissolution, de la mort ou toute autre acceptation qui en émergerait ou en découlerait. 
Des élèves arlésiens seront invités, en collaboration avec deux artistes, à partager cette rêverie aquatique, et réaliseront une oeuvre commune n’utilisant que des matériaux de récupération issus du tri sélectif.